GEORG BASELITZ

Peintures & Gravures

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La Galerie LEO ARTE vous invite à découvrir son exposition

GEORG BASELITZ

La galerie Léo Arte présente des grandes peintures et une série de gravures des années 1970 de Georg Baselitz, collection Christian Liaigre. Cette oeuvre a largement traversé les frontières européennes et internationales.

Cet ensemble est issu d'une série des sujets renversés de têtes et figures : Ein Schlüsselloch, Die Zeit läuft davon et Schwarzbraum ist die Haselnuß des années 2016-2019. Ces grands tableaux (303 x 176 cm et 303 x 320 cm ) sont saisissants et donnent la sensation d'être traversé par un flux convulsif. Quant aux gravures de différents formats, elles font partie d'une série d'arbres (Birkenbaum) - aquatintes à la pointe-sèche sur papier de Chine brun, contrecollées sur papier Fabriano. Ces dessins nous immergent dans de multiples variations d'entrelacements de branches d'arbres sur un fond de ciel brumeux. Le balayage d'aquatinte encadre les motifs des paysages abstraits impassibles et parfois tourmentés par les éléments. 

Artiste profondément enraciné dans l'histoire européenne et mondiale, il a élaboré un style qui transforme les formes figuratives consacrées de la représentation. Son langage iconographique renouvelle l'approche du dessin et la perception des formes. Baselitz a inauguré ces nouvelles créations picturales qu'on pourrait qualifier d'idiosyncratiques depuis plus de deux décennies. Parfois des éléments autobiographiques transparaissent dans sa peinture, comme des hommages à sa femme, Elke. Les peintures de corps, évocation de formes en trois dimensions en mouvement apparaissent comme renversés, catapultés dans le vide, résultant peut-être d'un "accident". Il mélange souvent l'or aux teintes terreuses. On y voit parfois des jets de peinture, des traits fins de couleurs vives et des rayures sinueuses sur les morphologies abstraites, qui évoque un De Kooning. En regardant ses peintures, notre regard cherche, à travers la fascination qu'elles produisent, à capter leur sens et les sensations qui s'en dégagent. 

Michael Werner l'a exposé la première fois dans sa galerie à Berlin, en 1963. Plus tard, il fait partie d'une exposition manifeste : "Warum das Bild Die großen Freunde eingutes Bild ist!" (Pourquoi le tableau Les Grands Amis est un excellent tableau !"), chez Springer à Berlin, en 1966. Son univers pictural s'appuie sur les boulversements de la grande Histoire. On a pu le classer dans le néo-expressionnisme aux côtés de Immendorff, Markus Lüpertz (avec lequel il exposera, en 1977, à la Documenta 6, à Cassel), et Polke. On a pu voir à la Bibliothèque de Paris une rétrospective de ses oeuvres graphiques et la Collection nationale publique de desseins et et d'estampes de Munich. En 2012, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris accueille pour la première fois une rétrospective de son travail de sculpteur. 

Baselitz, artiste d'une grande culture, et collectionneur avisé, mentionne fréquemment que le renversement de la figure lui a donné "la liberté d'affronter réellement les problèmes picturaux." Il s'approprie divers thèmes de la culture non occidentale et de la culture populaire, qu'il transforme par son style, tout en mixant les nombreuses références à la tradition classique de la peinture, au maniérisme italien, en passant par la peinture du Nord jusqu'au Modernisme.
 

Patrick Amine